Les rêves de mon père, Barack Obama

Publié le par Geneviève

Editions Presses de la cité

J'ai dévoré ce récit autobiographique de Barack Obama, futur président des USA je l'espère. Il l'a écrit en 1995, à la demande d'un éditeur, alors qu'il était le premier noir à la tête d'une prestigieuse revue juridique américaine. Ce livre témoigne d'un parcours de vie surprenant entre les pays, les couleurs de peau, les milieux sociaux, les religions... Et d'un parcours en lui-même. C'est un homme d'une grande profondeur et d'une belle humanité. C'est la première fois que je lis quelque chose d'aussi profond sur la question de l'identité à travers la couleur de peau.
Bravo Mr Obama ! Vous irez loin et nous aussi avec vous.
Son autre livre, "L'audace d'espérer" est très bien aussi.
GL

Extraits
Quand mes amis me demandaient quel était le rôle d'un organisateur de communautés, je n'étais pas capable de leur répondre directement : je discourais sur la nécessité du changement. Du changement à la Maison blanche où Reagan et ses sous-fifres se livraient à leurs sales besognes. Du changement au Congrès qui était complaisant et corrompu. Du changement dans l'état d'esprit du pays, obsessionnel et centré sur lui-même. Le changement ne viendra pas d'en haut, disais-je. Le changement ne viendra que de la base, c'est pourquoi il faut la mobiliser.

(à son arrivée au Kenya) Je me supris à essayer de prolonger l'entretien, moins à cause de la beauté de Mlle Omoro que parce qu'elle avait reconnu mon nom. C'était la première fois que cela m'arrivait. Cela ne s'était jamais passé, ni à Hawaï, ni à Los Angeles, New York ou Chicago. Pour la première fois de ma vie, je ressentais l'aisance, la stabilité identitaire que pouvait procurer un nom, la capacité que possédait ce nom à transporter une histoire entière dans les souvenirs de quelqu'un d'autre.

Ce que je ressentis, à chacun de ses instants, n'était pas simplement de la joie. C'était plutôt le sentiment que tous mes gestes, le moindre contact, la moindre respiration, le moindre mot, portaient le poids entier de ma vie ; qu'un cercle commençait à se fermer, me permettant d'enfin me reconnaître pour ce que j'étais, ici, maintenant, en ce lieu.

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