Against the pollution of the I, Jacques Lusseyran

Publié le par Geneviève

Parabola books

Un livre très fort, témoignage d'une vie spirituelle totalement incarnée et libre de tout dogmatisme, de toute tradition. C'est simplement un partage d'expérience vécue et de réflexion. Une récompense à celui ou celle qui trouvera la version française de ce livre remarquable ainsi que la version française de son premier livre, autobiographique, "And there was light" !
Ce livre est une compilation de différents écrits de J Lusseyran.

GL

Jacques Lusseyran a vécu de 1924 à 1971. A l'âge de huit ans, il est devenu complètement aveugle suite à un accident. Il a assez vite découvert une lumière intérieure dépendante de son état d'ouverture face à la vie. Il a aussi découvert une autre façon de voir le monde, de le ressentir par une sorte de "toucher" que les êtres et les objets exercent sur lui. Il est le témoignage évident d'un proverbe arabe qui dit que seuls les aveugles voient. A 17 ans il était le chef d'un réseau de jeunes résistants. Il a été déporté en camp de concentration où son expérience de l'humanité s'est accrue. Il a été l'un des 30 survivants du camp. Il a ensuite vécu comme professeur aux Etats Unis. Il est mort dans un accident de la route.

Extraits (traduits par moi) :

Il n'y a qu'un seul chemin pour la lumière intérieure : l'amour. Parce que cette vie intérieure, qui est la vie EST l'amour. Nous recevons de petites morts, si nous voulons réellement les traverser et vivre renouvelé, c'est aussi le désir de Dieu. L'ordre est restauré. Rien ne peut jamais disparaître totalement. Il y a un royaume dans lequel la cécité nous rend experts, c'est le royaume de l'invisible.

Ce qui doit être simplement compris c'est que le fait de voir n'est pas seulement le travail des yeux. La capacité de voir doit exister avant que son instrument physique, les yeux, puisse agir. Aussi longtemps que les hommes oublieront ce fait, ils ne feront que rencontrer l'illusion et l'échec. Ils seront impatients. Ils voudront voir de plus en plus. Et ils ne sauront plus qui est celui qui est confronté avec une telle masse d'impressions et les voit.

Tous nos sens à mon avis se joignent en un seul. Ils sont des étapes successives d'une perception unique et cette perception est toujours une perception de toucher. C'est pourquoi l'ouie peut remplacer la vue et la vue peut remplacer le toucher. Ainsi aucune perte n'est irréparable. A partir de là, je me demande si ce que nous appelons attention ne pourrait pas être la forme psychologique de ce contact fondamental, une forme basée sur le ressenti autant que sur l'intellect. En d'autres mots, l'attention ne pourrait-elle pas être une sorte de toucher ?

pour se procurer le livre version anglaise : www.parabola.org

Commenter cet article