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  • : je me présente sur mon site internet : www.meslivres.net
Dimanche 4 mai 2008
Editions Pocket

Récit autobiographique d'une jeune femme médecin russe, initiée au chamanisme par ses rencontres, ici et "ailleurs". Elle fait une synthèse de ses connaissances modernes et anciennes et obtient des résultats spectaculaires avec ses patients.
En outre, il y a une description intéressante de la période de transformation actuelle.
GL

Extraits :

La seule et unique préoccupation de chacun à tout instant est de se faire un moi. Les humains ne cessent de s'adresser à cet être qui change et qui se développe en essayant de lui donner forme.
Ils s'y prennent en gros de trois façons. Ils évoquent mentalement le passé et le refont en modifiant ou supprimant ce qui ne correspond pas à l'être qu'ils souhaitent créer et en grossissant ce qui les aide à vivre. [2e façon] Ils pensent aussi à l'avenir, imaginent ce qu'ils vont faire, l'aspect qu'ils auront, les biens qu'ils auront acquis, comment autrui les accueillera.
La 3e, c'est le lien avec le présent. Les humains reflètent immédiatement l'image qu'autrui se fait de leur personne et de leurs actes. Certaines des réactions d'autrui renforcent leur ego, d'autres le détruisent. Ils constatent qu'ils attirent certaines personnes et pas d'autres. Généralement, quand ils se trouvent en compagnie de gens qui ne renforcent pas leur ego, ils éprouvent un sentiment que l'on pourrait qualifier d'aversion pour ces personnes. Inversement, quand ils s'estiment soutenus par ceux qui les entourent, ils suscitent en eux un sentiment d'amitié pour ces personnes-là. C'est ainsi que les humains combinent le passé, le présent et l'avenir pour se créer. Si tu es attentive, tu le constateras chez n'importe qui, dans n'importe quelle situation. Regarde autour de toi. tu en verras de nombreux exemples. 
Mais une fois que tu auras saisi tout ce que tu pourras de ce processus, tu en viendras à l'existence de l'autre MOI, qui sait tout cela et qui en est indépendant. C'est ton MOI du coeur, point de départ de toute magie et de toute liberté individuelle véritables et source du grand art de la décision.
 


Serre le serpent dans ta main,
c'est un pouvoir. Serre-le et souviens-toi que tu l'as tenu. Tu dois trouver le juste équilibre entre toi-même et le pouvoir que tu détiens. Si tu le serres trop fort, tu lui feras mal et il risque de te mordre. Si tu ne le serres pas assez fort, il t'échappera. Tu dois trouver l'équilibre et le conserver.
 

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Jeudi 17 avril 2008

 Editions alTerre

Un témoignage impressionnant d'un expert international américain dont le travail a consisté pendant trente ans à mettre à genoux un bon nombre de pays du monde, surtout ceux qui ont des richesses naturelles, en leur imposant des dettes inremboursables et en pompant la richesse produite pour enrichir les entreprises US. (remarque : d'autres pays comme le nôtre font de même, à une autre échelle)
GL

Extraits :

Les assassins financiers, ceux dont j'étais et leurs successeurs commerciaux, avaient réussi à conduire l'Equateur virtuellement à la faillite. Depuis 1968, nous lui avions prêté des milliards de dollars afin qu'il engage nos firmes d'ingéniérie et de construction pour réaliser des projets qui profiteraient à ses plus riches familles. Il en est résulté qu'au cours de ces trois décennies, le niveau de pauvreté officiel est passé de 50 à 70 %, celui du chômage ou du sous-emploi, de 15 à 70 %, la dette publique de 240 millions de dollars à 16 milliards, et la part des ressources nationales allouées aux citoyens les plus pauvres de 20 à 6 %. Aujourd'hui, l'Equateur doit consacrer presque 50 % de son budget national au remboursement de ses dettes, au lieu d'améliorer le sort de ses habitants qui sont classés officiellement comme dangereusement pauvres.


Reagan était sans contredit un constructeur d'empire
global, un serviteur de la corporatocratie. Quand il fut élu, je trouvais très approprié qu'il soit un acteur d'Hollywood, c'est-à-dire quelqu'un habitué à se faire diriger. Ce serait d'ailleurs là sa marque distinctive. Il s'efforcerait de satisfaire aux demlandes de ceux qui faisaient la navette entre les bureaux de PDG des grosses compagnies, les conseils d'administration des banques et les postes ministériels. Il servirait des hommes qui sembleraient être à son service mais qui, en fait, dirigeraient réellement le gouvernement.


site de l'auteur : www.JohnPerkins.org

site de l'organisation qu'il a fondée, qui oeuvre à la transformation de la conscience globale : www.dreamchange.org

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Jeudi 17 avril 2008

éditions Fayard / Stock

L'auteur est devenu Madame Bâ, une femme africaine qui force l'admiration et que l'on aime forcément : lucide, courageuse, combative et aimante. On voudrait tant lui ressembler... et le monde ne serait plus le même. Un roman d'une grande qualité, humaine, littéraire et sociologique, on en redemande !
GL

Madame Bâ est Malienne, elle s'adresse au Président de la République française pour obtenir un visa pour la France car elle veut retrouver son petit fils "kidnappé" par des marchands de rêve footbalistique. Tout en remplissant le formulaire de demande de visa, elle décrit sa vie qui a bien du mal à entrer dans les petites cases.

Extraits :
Mon père retrouva sa langue
le premier.
- L'eau relie donc entre eux les morceaux séparés du monde.
- Exactement.
- Et c'est de ce contact que naît la vie ?
L'ingénieur approuva. Evidemment, l'eau avait d'autres fonctions, mais l'essentiel était là.
Comme ils m'avaient oubliée, petite fille incapable d'intelligence, je décidai de prendre à mon tour la parole.
- Moi aussi j'ai compris : l'eau guérit de la solitude.
- Tu ne crois pas si bien dire. sans eau, tu ne serais qu'un amas de miettes, et non cette personne unique, cette brillante Marguerite, fierté de ses parents.
- Alors je vais boire beaucoup plus qu'avant.

Monsieur le Président, il y a des hommes qui vous changent en princesse. Ce n'est pas difficile pour un homme, après tout, de changer une femme en princesse. Il suffit de lui prouver qu'elle vous est utile, infiniment utile. Et pourtant rares sont ces hommes-là, capables d'avouer ce genre de besoin. Le besoin n'est pas toujours une faiblesse, Monsieur le Président.

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Jeudi 17 avril 2008

Parabola books

Un livre très fort, témoignage d'une vie spirituelle totalement incarnée et libre de tout dogmatisme, de toute tradition. C'est simplement un partage d'expérience vécue et de réflexion. Une récompense à celui ou celle qui trouvera la version française de ce livre remarquable ainsi que la version française de son premier livre, autobiographique, "And there was light" !
Ce livre est une compilation de différents écrits de J Lusseyran.

GL

Jacques Lusseyran a vécu de 1924 à 1971. A l'âge de huit ans, il est devenu complètement aveugle suite à un accident. Il a assez vite découvert une lumière intérieure dépendante de son état d'ouverture face à la vie. Il a aussi découvert une autre façon de voir le monde, de le ressentir par une sorte de "toucher" que les êtres et les objets exercent sur lui. Il est le témoignage évident d'un proverbe arabe qui dit que seuls les aveugles voient. A 17 ans il était le chef d'un réseau de jeunes résistants. Il a été déporté en camp de concentration où son expérience de l'humanité s'est accrue. Il a été l'un des 30 survivants du camp. Il a ensuite vécu comme professeur aux Etats Unis. Il est mort dans un accident de la route.

Extraits (traduits par moi) :

Il n'y a qu'un seul chemin pour la lumière intérieure : l'amour. Parce que cette vie intérieure, qui est la vie EST l'amour. Nous recevons de petites morts, si nous voulons réellement les traverser et vivre renouvelé, c'est aussi le désir de Dieu. L'ordre est restauré. Rien ne peut jamais disparaître totalement. Il y a un royaume dans lequel la cécité nous rend experts, c'est le royaume de l'invisible.

Ce qui doit être simplement compris c'est que le fait de voir n'est pas seulement le travail des yeux. La capacité de voir doit exister avant que son instrument physique, les yeux, puisse agir. Aussi longtemps que les hommes oublieront ce fait, ils ne feront que rencontrer l'illusion et l'échec. Ils seront impatients. Ils voudront voir de plus en plus. Et ils ne sauront plus qui est celui qui est confronté avec une telle masse d'impressions et les voit.

Tous nos sens à mon avis se joignent en un seul. Ils sont des étapes successives d'une perception unique et cette perception est toujours une perception de toucher. C'est pourquoi l'ouie peut remplacer la vue et la vue peut remplacer le toucher. Ainsi aucune perte n'est irréparable. A partir de là, je me demande si ce que nous appelons attention ne pourrait pas être la forme psychologique de ce contact fondamental, une forme basée sur le ressenti autant que sur l'intellect. En d'autres mots, l'attention ne pourrait-elle pas être une sorte de toucher ?

pour se procurer le livre version anglaise : www.parabola.org

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Jeudi 17 avril 2008

éditions Les arènes

Un témoignage dense et solide du monde des affaires et des multinationales : se considérant au dessus des lois. La corruption et le détournement de sommes colossales sont désormais quasiment la règle.
GL

Eva Joly a conduit l'instruction sur les détournements de fonds par les dirigeants de la première entreprise française de l'époque : Elf. Une enquête de plusieurs années qu'elle retrace patiemment, témoignant des pressions extrêmes qu'elle a subies. Elle est désormais conseiller auprès du gouvernement de Norvège (son pays d'origine) pour lutter contre la grande corruption internationale. Elle a lancé une initiative soutenue par de nombreuses personnes : la déclaration de Paris : www.declarationdeparis.org

Extraits :

Nous vivons dans un étrange pays (la France, NDLR), où les vols de scellés, les écoutes sauvages, les filatures, les coups tordus, ces pratiques extraordinaires sont presque devenues notre ordinaire... Qui s'en émeut encore en France ? Dix ans durant, dans les dossiers que j'ai instruits, ne serait-ce que partiellement, la destruction des archives m'est apparue comme un sport national. [suite d'exemples où l'on retrouve le Crédit Lyonnais, la banque franco-gabonnaise...]



J'entends alors ce dialogue stupéfiant
, à haute voix, entre Alfred Sirven et son avocat :
Maitre Turcon : "Il y a encore un salopard de journaliste projuges qui a fait un article contre nous dans Le Point"
Alfred Sirven : "Mais comment se fait-il qu'il y ait encore des journalistes projuges ? Je croyais que le problème était réglé..."
Maitre Turcon : "Ne t'inquiète pas. On s'est occupé de lui. Sa carrière est terminée."

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Jeudi 17 avril 2008

Très bon livre sur le problème du Proche Orient aujourd'hui. L’écriture est souvent poétique, voire lyrique, ce qui ajoute encore à l’intérêt de cette lecture.
C. Davené

Ce livre, interdit juste après sa sortie le 10 octobre 2003, est un regroupement d’articles ou d’interventions de l’auteur dans des universités, y compris aux Etats-Unis. Ces articles, écrits entre février 2001 et novembre 2002, donnent une vision peu banale de la situation au proche Orient et en particulier du conflit israélo-palestinien. Ils dénoncent largement l’appui reçu d’Israël par les juifs des Etats-Unis, dénoncent la guerre menée par les gouvernements divers israéliens contre la population palestinienne.

Lui-même israélien juif d’origine russe, Shamir évoque les résistances et avis opposés de la part d’une partie de ses concitoyens, propose une solution rarement évoquée de création non plus de deux états mais d’un seul qui réunirait sur ce territoire actuellement divisé les deux populations que l’on oppose pour des intérêts extérieurs.

 
voir aussi : « Les 100 clés du Proche-Orient » par Alain Gresh et Dominique Vidal (rédacteurs en chef et adjoint du monde diplomatique)   éditions Hachette Littératures 
Accessibles par mot-clé ou nom propre, dans l’ordre alphabétique, les articles décrivent avec précision, richesse de renseignements, explications et présentations historiques, des évènements ou des acteurs de la vie de le la région. Très utile pour qui veut avoir des notions plus claires sur le conflit israélo-palestinien.

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Jeudi 17 avril 2008

éditions de l'Aube

Très bon livre sur l'Afrique d'aujourd'hui.
C. Davené

Historien, né au Burkina-Faso en 1922, l’auteur a publié une histoire générale de l’Afrique.

Dans cet ouvrage, réunions d’entretiens, il dresse un portrait vivant de l’Afrique à l’heure de la mondialisation. Elle doit conquérir son identité, la faire reconnaître et participer à la construction d’un monde plus juste, plus humain.

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Jeudi 17 avril 2008

éditions du Serpent à plumes

Très bon livre sur l'Afrique d'aujourd'hui.
C. Davené

Né en 57 au Congo Kinshasa, Bolya, qui vit actuellement à Paris, dénonce le pillage de l’Afrique : du sol (pièces d’archéologie, ressources minières, pétrolières) aux êtres humains (tourisme sexuel, armement des enfants).

Il dénonce le laisser faire qui fait suite aux obligations de dénationaliser (chantage du FMI), qui permet aux mafias russe et autres de faire leur business, qui ôte à l’ONU son pouvoir de régulation.

  
Quelques titres ou sous-titres de chapitres :

Les assassins de la vie, les violeurs planétaires professionnels, les pilleurs de l’art nègre, la destruction du patrimoine culturel de l’humanité et de l’agriculture africaine, la faillite du droit international et de l’ONU, chair à vendre : les nouveaux négriers, etc.

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Jeudi 17 avril 2008

livre de poche

Une autobiographie (?) passionnante de l'auteur de "De la part de la princesse morte". On y découvre un chemin de vie particulièrement difficile, sur la trace de ses origines paternelles, la description "de l'intérieur" des milieux intello-révolutionnaires des années 60 à Paris, le choc des cultures française et indienne.
GL

Nous avons été très nombreux à avoir aimé "De la part de la princesse morte" où l'auteur racontait la vie mouvementée et tragique de sa mère, princesse ottomane. Dans cet ouvrage, elle raconte sa quête de ses origines paternelles, ses retrouvailles avec son père, en Inde. Certains parlent de roman, si c'est le cas il est en partie autobiographique. Difficile à déméler. Le ton est étonnament sincère, en particulier pour parler des relations difficiles avec le père retrouvé.

Ce qu'elle n'a pas compris, ce qu'elle ne comprendra que plus tard, c'est que son père se fiche éperdument de l'estime ou du mépris de qui que ce soit. Contrairement à elle, qui ne vit que si elle se sait aimée, qui ne se sent exister que dans le regard de l'autre, Amir, lui, n'a besoin de personne. Et ce, moins par orgueil que par stoïcisme : "Faites ce que vous jugez devoir faire, lui dira-t-il un jour, de toute façon, vous serez encensée par les uns et critiquée par les autres. N'y prêtez pas attention, car cela a fort peu à voir avec vous : en réalité, vous n'êtes alors qu'un prétexte à l'expression des humeurs, des besoins ou des contradictions de votre entourage.

Mais je ne mens pas : je suis autant cette Zahr que l'autre, peut-être plus... En France, j'avais toujours l'impression d'être différente, de ne pas me trouver tout à fait à ma place. Ici, j'éprouve un sentiment d'appartenance, d'harmonie avec ce qui m'entoure, de paix. Je ne me pose plus de questions.
- Plus de questions ? Quelle horreur ! Tu dors ou tu es morte ?
- Je t'en prie, laisse-moi tranquille. Pour le moment, j'ai simplement envie d'être un peu heureuse, de me laisser aller pour la première fois dans les bras d'un père, de me laisser cajoler, aimer. Je sais bien que le paradis ne peut durer, mais j'ai bien le droit d'en profiter un peu !

Hélas, la majeure partie de l'élite musulmane, confondant modernisation avec occidentalisation, s'est coupée de sa culture et de son peuple. Elle a failli à sa mission d'éclairer les esprits et de faire évoluer les mentalités ; elle a abandonné les populations aux forces manipulatrices les plus réactionnaires. D'où les aberrations et les drames auxquels nous assistons aujourd'hui.

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Jeudi 17 avril 2008

éditions Gallimard

Traduction de l'anglais : "Human stain". Je suis en train de lire Human Stain de Philip Roth. Je n’avais rien lu de lui depuis Portnoy’s Complaint que, d’ailleurs, je n’avais pas aimé. Bien de l’eau a coulé sous les ponts depuis et Human Stain est un récit d’une impressionnante maturité. Philip Roth nous offre un suspense psychologique presque insoutenable.
On a facilement l’impression que l’intelligence consiste à pouvoir parler DE certaines choses : architecture médiévale, littérature, astronomie, philosophie, etc… alors qu’elle consiste à pouvoir parler intelligemMENT de ce que l’on connaît, même si l’on ne connaît pas grand chose, puis à savoir se comporter intelligemMENT avec les autres, quelles que soient leurs différences culturelles ou comportementales. La culture s’apprend mais l’intelligence ne s’apprend pas. C’est le revers logique du dicton populaire : « Quand on est con, c’est pour la vie » ! On pourrait préciser : « Quand on est intelligent, c’est dès le départ ou jamais ».
Donatien Moisdon

L'histoire :

C'est celle d'un double conflit :

1.        Un métis surdoué rejette la facilité qui consisterait à faire psychologiquement partie de la population noire. Il en rejette surtout la radicalisation et l’intolérance. Sa peau est si claire qu’il décide d’ « être » blanc. Il devient professeur de grec et latin dans une université puis, au sommet de sa carrière, se fait censurer puis se voit contraint de démissionner à cause d’une remarque totalement innocente de sa part mais qui est considérée comme raciste. Même le professeur noir que, en tant que doyen de la section grec-latin, il avait lui-même engagé quelques années plus tôt, se retourne contre lui, disant qu’il ne peut pas faire autrement. On imagine la « tempête sous un crâne » comme aurait dit Zola (ou est-ce Hugo ?).

2.        Coleman Silk, tel est le nom de ce noir-blanc, entame alors une liaison avec une « technicienne de surface », c’est à dire, si l’on fait abstraction du jargon soixante-huitard, une femme de ménage qui travaille à l’université. Quelle belle occasion d’intensifier les attaques contre le « raciste » !

Lors d’un premier mariage, Coleman avait connu une femme intellectuellement son égale mais ce mariage n’avait pas été heureux. Avec cette liaison, il redécouvre la passion – qu’il avait connue durant ses années d’étudiant mais dont il avait perdu l’habitude – et découvre toute la richesse que peut receler un être humain qui ne possède pas de diplômes universitaires.

 

"La tache" a obtenu le prix "Médicis - étranger" 2002

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